Mais  quel drôle d’hiver !!!!

Quel hiver frustrant… même pas eu besoin de sortir la grosse artillerie : les  grosses bottes fourrées antidérapantes,  les fourrures, les grosses laines… mais que vont devenir tous ces moutons, si nous n’avons plus besoin de nous couvrir !!!

Vous avez déjà réfléchi a tout ce qu’on pourrait supprimer de notre vie si la température restait à 20° toute l’année.. Avez-vous déjà compté les économies que vous feriez… ????? Chauffage, habillement, équipement,  nourriture même, on mange moins quand il fait chaud !!!

 Avez-vous pensé à toutes les industries dépendantes qui pourraient disparaître…Plus rentable pour un marchand de fringues de vous vendre un manteau qu’un top…

Je ne vous parle même pas de tout le commerce lié à l’or blanc…. Là je suis dans le pire, pire, mais au lieu de se plaindre tous les matins, tous ces intéressés feraient bien d’y réfléchir !!!

Et ces moutons irlandais que vont-ils devenir si la laine n’est plus indispensable…

Irlandais et les autres, toute une industrie, un folklore  et un artisanat qui va disparaître…

C’est pour ça qu’il vaut mieux se tourner vers le mouton à consommer, il y aura toujours des bienheureux qui voudront manger un méchoui !!

Quel bel enchaînement pour vous parler des moutons d’Amandine.

Amandine  et Léonard sont les propriétaires d’une ferme à Beaune.

GAEC DU FARDELIER, c’est à Beaune-Village, et j’ai eu des nouvelles toutes fraîches. C’est l’époque de la mise bas…

 … et la famille est en train de s’agrandir.. Amandine c’est aussi cette jeune femme souriante qui vous vend du fromage de brebis sur le marché à Saint-Michel..

En ce moment, vous ne la voyez pas, les brebis nourrissent les petits, pas de lait, pas de fromage !!

Pour la petite histoire, Amandine vous parle des ses enfants et de ses brebis d’une seule voix !!

Pour revenir à mes moutons à moi, c’est-à-dire à l’absence d’hiver qui a déclenché cette gazette, j’avoue que j’ai un manque….

Un manque de blanc surtout,  de blanc qui rend la nature un peu oppressante, immense,  silencieuse, attentive, une nature qui épie le moindre bruit, la moindre trace de pas sur la neige, le moindre signe de vie, des pattes d’oiseaux par exemple, une nature qui retient son souffle avant la magnifique explosion du printemps.

J’ai l’impression que nous avons raté un épisode sur le magnifique feuilleton qui s’appelle : « Les saisons »

Ah les saisons

 Ah les saisons
Je ne me lasse pas
D'en rêver les odeurs
D'en vivre les couleurs
D'en trouver les raisons
Ah les saisons

 Ah les saisons (une chanson de Jean Ferrat) https://youtu.be/tUHge-Y6yC4

Ecoutez, une chanson magnifique, qui est en tête dans mon hit parade…

Tout réfléchi, nous ne sommes qu’en février, et Monsieur Hiver a encore le temps de se manifester.. mais c’est plus pareil, les jours grandissent, le soleil se rapproche et est de plus en plus chaud, et même une grosse chute de neige n’y résisterait pas longtemps.

Il faut se faire une raison, finis les hivers d’antan, où on faisait de la luge sur la route de Valloire. On attendait que le car de l’usine conduit par Tchuchut,  passe et on s’élançait des Grandes Seignères, jusqu’à Saint-Michel..

 Révolu le temps où on mettait les chaussures bourrées de papier journal dans le four de la cuisinière pour les sécher… et la brique au fond du lit pour couper le froid glacial qui nous accueillait… Fini aussi les fenêtres décorées par la glace,  le chauffage central ne faisait pas encore partie de la famille. !

Je vois votre sourire un peu nostalgique et tout à coup  vous vous revoyez dans votre vie d’antan, (les plus jeunes n’ont pas connu) , les odeurs  que dispensait le fourneau de la cuisine,  les chaussettes tricotées pendues à une ficelle pour sécher, le bruit des pelles sur les trottoirs, le chasse-neige la nuit….

Mais autour de ce fourneau, il y avait une maman, le goûter, les devoirs, les cris, les rires, les larmes, la vie..

Notre vie d’enfants pas vraiment gâtés, mais bien protégés…

                         …..J’espère que ma lettre vous trouvera de même

                                                                          Moun’

 

 

                                                                             mardi 23 février 2016